lundi, 29 septembre 2014 15:33

La sécurité routière, cheval de bataille pour le Gouvernement et les partenaires

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LLe Ministère des Infrastructures, des Transports et de l’Aviation Civile a organisé avec l’appui financier et technique de la Banque Mondiale, le vendredi 26 septembre 2014, à l’Hôtel Méridien, un atelier de validation de la stratégie nationale de sécurité routière et  du lancement de la base de données  sur les accidents corporels au Tchad.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants de la Banque Mondiale, ceux de la délégation de l’Union Européenne, des responsables des Forces de Défense et de Sécurité, des assureurs ainsi que de l’association des victimes des accidents de la route et de plusieurs invités. L’objectif de cet atelier est de trouver à travers la stratégie nationale de sécurité routière une réponse à l’insécurité croissante sur les routes du Tchad. Cette insécurité est due aux effets conjugués de l’augmentation du parc automobile, de l’amélioration des infrastructures routières et de l’accroissement du trafic. Pour faire efficacement face à ce fléau, il convient de mettre en place une  base de données fiable des accidents corporels de la circulation. Cette banque d'informations sera alimentée par les hôpitaux et les procès-verbaux dressés par les forces de police et de la gendarmerie à l’attention de la Justice et des sociétés d’assurance. A ce jour, il n’existe pas de statistiques exhaustives de l’accidentalité au Tchad du fait de la déficience du système de collecte et de gestion des données. En procédant à l’ouverture des travaux, le Secrétaire Général du Ministère des Infrastructures, des Transports et de l’Aviation Civile, Monsieur Bamboh Elvam, représentant le Ministre de tutelle empêché s’est réjoui de la présence massive des participants qui, a-t-il dit, démontre leur engagement à prévenir les accidents de la route et limiter leurs conséquences à la base. Il est nécessaire d'avoir des données sur l'incidence et le type d'accidents, ainsi qu'une bonne compréhension des circonstances dans lesquelles ils se produisent, a-t-il indiqué. Il a enfin exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers, en particulier la Banque mondiale et l’Union européenne, qui appuient le gouvernement dans le domaine de l’amélioration de la sécurité routière. En validant la stratégie nationale de sécurité routière, les participants ont trouvé intolérable que la route, qui doit constituer un vecteur de développement, en soit plutôt un facteur de blocage. Le pouvoir public doit agir en prenant un certain nombre de mesures institutionnelles et réglementaires pour sécuriser davantage les usagers de la route et réduire les accidents. Parmi ces mesures, il y a l’actualisation du code de la route, la validation de la stratégie nationale de la sécurité routière, la création d’une agence tchadienne de la sécurité  routière et d’une Commission Nationale de sécurité  routière, le renouvellement du parc des véhicules de transport routier, l’élaboration d’une étude sur la réforme de l’accès au permis de conduire, la mise en place effective d’une nouvelle base de données sur les accidents de la route, l’élaboration d’une étude relative à l’audit du contrôle technique des véhicules automobiles et l’inspection régulière des routes. Les participants ont en outre  félicité vivement les autorités tchadiennes pour leur engagement politique en faveur de la sécurité routière, conditions essentielle pour réduire le taux très élevé d‘accidents dans notre pays.

Source: mcie-tchad.com

Lu 3061 fois Dernière modification le dimanche, 05 octobre 2014 14:29